Hey NANA, entre tes pages, il n'y a pas de mots, il y a des Larmes.
Je n'aurai jamais pu imaginer que NANA pourrait pousser encore plus loin cette tristesse imprégnée en elle. Je ne pensais pas pleurer autant. Merci Yazawa-sama pour toutes ces larmes !
Ren est mort.
Personne ne l'a décidé, pas même l'auteur ... Ça ne se décide pas !
Les personnages existent, ils suivent le cours de leur vie. Sa mort est un acte narratif, mais sa mort est surtout sa mort ! Quand on s'attache autant aux personnages quelque soit le côté où l'on se place, auteur ou lecteur, on voit leurs vies, on la vit avec eux, on est dedans. La réalité fictionnelle !
Et l'ouverture d'anciens tomes n'a rien de résurrectionnel...Ils sont souvenirs !
Ai-je pleuré pour la tristesse de l'histoire ou pour la perte de Ren ? Je l'ignore, je pense qu'il y a plusieurs cas de figures. Les larmes coulaient, mais quand j'y réfléchissait, je ne ressentais pas de souffrance réelle ... Et maintenant, j'ai repris le cours de ma réalité.
Cependant, quand je lisais, j'y étais, pas complètement car j'avais aussi un regard de lectrice analyste, si je puis me permettre le terme ! Mais en tout cas j'étais dedans, la tristesse ressentie était peut-être aussi souffrance. Souffrance de voir ceux que j'aime souffrir, souffrance d'apprendre la mort de Ren. Une souffrance qui ne peut durer qu'entre les pages de NANA.
C'est une souffrance (le terme est trop fort peut-être, reprenons celui de tristesse), donc c'est une tristesse qui existe si on accepte le pacte de fiction. Il y a des réalités, qui vous prennent tellement aux tripes et aux c½urs, qu'il est difficile de concevoir qu'elles n'existent pas pour d'autres.
Quand NANA sera fini, les personnages me manqueront, comme un proche peut me manquer, s'il est loin de moi ! [Fruit Basket me manque, heureusement, il me manquait des volumes]
[Comment considérer que dans l'½uvre de Yazawa-sama, il puisse y avoir un après NANA ? Comment concevoir que NANA a une fin ? J'espère qu'elle fera un crossword]
~*~
"Bonjour et merci de me lire, c'est Ai Yazawa ! Ça a été extrêmement dur pour moi de dessiner ce volume de Nana : je m'arrêtais sans cesse tant chaque scène était triste. Toutefois, à chaque apparition de Satsuki, je me sentais rassérénée. Et parmi ces scènes, allez savoir pourquoi, celle où elle parle avec Yasu m'a particulièrement apaisée. Je n'ai jamais envié ni les petites amies successives de Yasu, ni Nana qu'il protège bec et ongles, mais j'envie Satsuki d'avoir Yasu veillant sur elle dès son enfance."
"Je t'en prie, Ren ... N'emmène pas Nana avec toi ... Ne l'enferme pas dans cette nuit"
"Je vais partir à Tokyo [...] J'avais trop envie de te voir [...] Oublie pas de m'acheter mon magazine Jump chaque semaine"
"C'est bien ce que je pensais, il ne m'avait même pas vue. ça fait pourtant deux heures que je suis là." // "Mais quand je suis avec toi, Nobu, je me sens rassurée. Pourtant je n'aurais pas le culot de te dire une chose pareille. Pour le moment, j'ai juste besoin de profiter de ta gentillesse."
"- Oh ! Vous êtes la femme de Takumi ?
- Oui c'est moi ! Si vous avez des questions, je vous répondrai ! Mais ne demandez rien à Nana ... Je vous en supplie ..."
"J'ai pas envie d'être jalouse dans un moment pareil ..."
"Tant que Nana n'est pas là ... Rien ne peut commencer"
LOVE FOR NANA